CAP ROUX                                                          un site d'escalade exceptionnel                    dont l'interdiction n'est pas justifiée



ARGUMENTAIRE pour le MAINTIEN DES SITES                                  D’ESCALADE d’AVENTURES                                                                  Dans le Massif du CAP ROUX


            

           Le Cap Roux, pour des raisons visuelles, de facilité d’accès, de passage touristiques (bord de mer) est certainement l’endroit du Massif de l’Esterel le plus visité, photographié, filmé. Il est pour cela également largement utilisé en reportages télévisés, films, écrits. Un support publicitaire essentiel soit par les Offices de Tourisme, pour les activités professionnelles dépendantes du tourisme mais aussi par des agences de publicités mondiales.   

           C’est L’image de MARQUE du Massif. Il donc le plus fréquenté et le nombre de visiteurs « touristes » y est d’ailleurs nettement supérieur aux locaux. 

De ce fait il subit une très forte pression génératrice de préjudices :

D’abord, il est accessible par à minima 4 portes /parkings ouverts à la circulation de véhicules à moteur.

• Les chiffres résultant de l’enquête de fréquentation 2017/2018 enregistraient.  

• Ste Baume : 70.004 visites par une voie forestière goudronnée très fréquentée qui se poursuit vers le

• Col Belle Barbe : 111.425 visites dont une partie se rend au Cap Roux. 

• Plateau d’Antheor : 145.457 visites, Une route qui se poursuit, au sud par la suite de la voie forestière goudronnée, mais qui est fermée à la circulation. De ce fait, avec un bon parking c’est un tourisme de masse (pédestre ou cycles).

• Observatoire : 96.284 visites Depuis le bord de Mer RD 559 c’est aussi un flux important …. Sans compter le nombre de passages/ arrêts photos. 

• Il faut ajouter l’accès Gare du Trayas, très utilisé par les marcheurs venant du 06.

         Soit un total donc de 423.170 visites dans lequel suivant la même enquête, l’escalade est anecdotique (moins de 3000 personnes). Pour nous le nombre de visiteurs est d’ailleurs largement dépassé en 2021, le nombre de véhicules est conséquente et la crise a amplifié largement les visites.

• Parmi les nuisances visuelles ou sonores, parmi la circulation importante de véhicules, il y a les motos, souvent en groupes, très assourdissants.

• Il y a la voie ferrée avec un trafic journalier soutenu.

• Le Massif est soumis à l’axe d’atterrissage des avions pour l’aéroport de Nice, ces derniers sont alors en phase de décélération, source de nuisances sonores certaines. S’y ajoute le passage « bas » fréquents d’hélicoptères.

• Avec sa face principale tournée vers la mer, les bruits de moteurs d’embarcations, vedettes rapides, jets ski et autres y résonnent. 

• La pression pédestre (randonneurs) est constante car il dispose d’un réseau dense de sentiers balisés en bons états. La route fermée, goudronnée « plateau Anthéor, Observatoire », est hyper fréquentée par toutes sortes de publics pour sa facilité et bien sûr pour la beauté du site.

 

                 En regard avec toutes les problématiques décrites ci-dessus, la pratique de l’Escalade est de loin la moins perturbante. 

* Nombre de pratiquants limités dans l’année mais aussi lors de l’action puisqu’il s’agit de cordées de 2 à 3 personnes.

* Limitée dans la saisonnalité, 

* Limitée car terrains d’aventures, non équipés, l’exigence du niveau est plus que certaine et élimine le type de fréquentation, des falaises type « Blavet ». La voie ne va être parcourue qu’une fois dans la journée et non pas d’une manière répétitive.

* Les cordées qui évoluent sont forcément encadrées par des professionnels : Guides de Haute de Montagne, Diplômés d’Etat ou par des cadres associatifs certifiés.  Ces derniers sont donc des acteurs responsables formés, conscients et attentifs à une pratique respectueuse du milieu. 

          Pourquoi maintenir des terrains d’aventures dans le Massif du Cap Roux ?

Le nombre de sites présentant un intérêt est déjà plus que limité. L’interdiction (acceptée) du site du Perthus réduit le nombre de grandes voies (plus de 100m) intéressantes dans le Massif.

En interdisant des voies pratiquées depuis 1940 au Cap Roux entrainera forcement l’ouverture de nouvelles voies, sites d’aventures dans le massif de l’Esterel car c’est par vocation même de la pratique et de l’historique de l’escalade.

• Rocher de Théole : Son potentiel éducatif est certain. Il est référencé depuis toujours sur la carte IGN. L’idéal étant de le contractualiser

• St Barthélemy : Dont l’intérêt n’est plus à démontrer, est « inclus » entre route bord de mer et voie forestière goudronnée hyper fréquentée.

• Feu Sacré : Très intéressant. Inclus entre la voie forestière goudronnée et LE sentier d’accès au sommet du Cap Roux. 

• Echine du Dragon : itinéraire somptueux. Les accès et sorties sont bien identifiés. Cette voie est « insérée » entre les deux sentiers les plus fréquentés par les pédestres. 

• Saint Pilon : Très technique et donc très peu fréquenté. 

 

            Les autres sites que nous avions en 2017, volontairement désignés dans l’esprit d’une parfaite concertation peuvent par contre être élimés des descriptifs.(Pic d’Aurelle, Belles du Cap Roux, Col de la Ste Baume, Pointe de l’Aiguille, Rocher de Californie, Echo logique). 

               En conclusion, tous les sites décrits sont en général techniques et demandent un niveau de pratique certain ou un encadrement qualifié. Mais ce sont des itinéraires qui sont réellement essentiels au "paysage vertical" de la Côte d'Azur – Mercantour. Ils participent activement à l'image locale et à cette offre d'activités verticales ou de formation. Les guides locaux, les pratiquants connaisseurs, sommes régulièrement sollicités par des collègues, usagers d’autres massifs (dont Italie/Allemagne) pour avoir des informations - intérêt et logistique - de ces voies. Les descriptifs y compris accessibles par internet sur des sites de grimpeurs (Ex.  Camp to Camp) ne manquent pas.

 

                L’impact de l’activité est modeste à quasi inexistant par rapport à la fréquentation massive des autres activités. Nous ne pouvons accepter que l’on sanctuarise l’ensemble du Massif du CAP ROUX en l’interdisant à l’escalade. Si c’est interdit cela le doit d’être aussi à tous les marcheurs, sportifs ou non, à la circulation en vélos ou VTT sur les pistes goudronnées et sur les sentiers. En termes de protection de la biodiversité, il ne doit pas y avoir de discrimination possible entre usagers du Massif et nous pouvons prouver par bien des exemples, y compris dans les Massifs proches, que les grimpeurs sont parmi les plus respectueux des pratiquants.

 

Ce ne sont pas ces quelques itinéraires d'escalade qui génèrent de faibles flux de pratiquants, qui modifierait à notre sens un juste équilibre entre tous les enjeux, naturalistes, sportifs et socio-économiques. Dans le cadre de la concertation, notre approche est dans le dialogue et doit à terme, permettre de trouver un équilibre entre la pratique et les objectifs de préservation de l’environnement. En acceptant de limiter les terrains d’aventures, limiter tous équipements fixes, conclure une charte (comme pour le reste du Massif) pour éviter, maitriser tous équipements, création de nouvelles voies, emplacements, nous parait raisonnable. Cette option de limitation volontaire face à un potentiel certain, un développement mondial croissant de l’activité, la valorisation de l’intérêt de séjours dans notre région, un plus commercial et touristique, nous conforte dans une démarche concertée. (Journal télévisé TF1 20h 15/03/2021. Long reportage sur une « randonnée » alpine (4km) avec professionnel dans le Parc National des Calanques …. ) 

 

***** RETOUR a l'ACCUEIL

***** ROCHER de THEOLE

****  ROUSSIVAU, PERTHUS , CAP ROUX , GROTTE du MUREON

   LIBE 

                                  LIBERTE de PRATIQUES 

 

                 Le Conseil d’Etat à déduit de ces dispositions un principe de libre accès aux activités sportives 

                 pour tous et à tous les niveaux (CE,  Sect.,  16  mars  1984,  M. B, n°  50878,  Rec.  CE, p.  118).    

 

                  «    Article L.100-2 - L’Etat, les collectivités territoriales et leurs groupements, les                                           Associations, les fédérations sportives, les entreprises et leurs institutions sociales 

 

                        contribuent à la promotion et au développement des activités physiques et sportives. 

 

 

                         Ils veillent à assurer un égal accès aux pratiques sportives sur l'ensemble du territoire.  

 

                           L'Etat et les associations et fédérations sportives assurent le développement du sport

                         de haut niveau avec le concours des collectivités territoriales, de leurs  groupements

                          et des entreprises intéressées

 

 

 

                                                               

                                SYMBOLIQUE la campagne publicitaire, avec depuis le sommet du Cap Roux

                                 vues sur le  Saint Pilon, le Pilier du feu Sacré et plus loin le Cap Dramont

 

 

                                 Par contre cela va être interdit aux GRIMPEURS ,,,,,,