ROUSSIVAU, PERTHUS, CAP ROUX,

                                         GROTTE du MUREON

 

      Une situation inacceptable et une politique environnementale contradictoire.

 

 ESCALADE Sous prétexte de protections il a été annoncé le 22 avril 2021 un ensemble d'interdictions (partielles pour le site de Roussivau) (totales pour le Cap Roux, le Perthus) .

                                                     A l'inverse, la convention d'entretien annoncée par le SMGSE avec la FFME va permettre de continuer  d'équiper la Grotte du Muréon. Un vrai chantier alors que cette grotte est 

 ==> Classée comme site archéologique majeur ( âge du bronze).

 ==> Reconnue pour être un abri pour les chauve souris - une espèce protégée.

 

D'un coté on entend interdire des sites historiques MAJEURS,  et par contre on accepte de développer une SUR-fréquentation dans un site qui devrait être interdit. 

 

Méconnaissance des pratiques et des usages, car un terrain d'aventures NON équipé voit sa fréquentation limitée tant par le nombre que par le fait d'une "seule" escalade/jour , alors qu'un site équipé, sécurisé, d'une hauteur faible attire une forte fréquentation et de "nombreuses"  répétitions de la voie par jour.

 

                   Lequel est le plus respectueux ????????????           

 

   *** ESCALADE CAP ROUX des interdictions sans justificatifs.

 

Nouvel Itinéraire accès barre du ROUSSIVAU 11 2020

 

La barre du Roussivau domine le paysage.

 

Baptisée de la couleur de la roche volcanique qui la compose, cette Rhyolite Amarante ou bien son nom trouve son origine après un feu de forêt, : « Val Roussi »

Le site se trouve au-dessus et à proximité du parking de l’ancienne Maison Forestière du même nom et se situe en bordure du cœur du Massif et en limite de la RBI.

 

Endommagé par l’érosion, le nouveau sentier d’accès à la Barre du Roussivau a été tracé avec une pente plus douce, à gauche, au travers d’un pierrier.

Ainsi on n’érode pas les sols puisqu’on progresse sur de la caillasse et donc il n’y avait pas, il n’y aura pas à débroussailler.

Le Pied de la falaise est propre, le cheminement étant réduit au minimum. Les nouveaux équipements évitent tous les accès au plateau qui domine puisque le grimpeur bénéficie du matériel lui permettant la redescente immédiate « en Moulinette ». Plus de piétinements ni de rappels aléatoires.

                                          

Depuis fin 2019, puis 2020 avant le premier confinement, un petit collectif d’équipeurs s’est attelé à la rénovation du site d’escalade du Roussivau.

 

Site historique s’il en faut, il a connu plusieurs phases d’équipement. Dans les années 60, c’est le Spéléo Club du Var qui le découvre et s’y entraine, puis en 70 avec la création du CAF de l’Esterel, ce furent Robert MARECHAL et Jean Louis DENEGRI qui ouvrent les premiers itinéraires. Début des années 80, Dominique SUCHET réalise les premières voies modernes et plus près de nous, fin des années 80, Pascal PIERRON et Christian RIVE poursuivent le travail en développant la partie ouest du site jusque-là négligée par leurs prédécesseurs. De futurs responsables de la FFME comme Philippe ROCCA y découvriront le monde exceptionnel de l’Escalade.

 

                Il faut dire que le site est des plus attractifs : voies courtes et pas trop dures, marche d’approche assez brève, belle exposition au soleil pendant les mois d’hiver, proximité avec les agglomérations de Fréjus et Saint-Raphaël. Un magnifique terrain d’aventures avec des vues exceptionnelles sur le Massif et la côte.

              Alors que le Cap du Dramont, proche de l’agglomération de St Raphaël, Fréjus est parfois sur-fréquenté, la falaise du Roussivau qui nous intéresse vient parfaitement compléter l’offre. Elle permet outre de désengorger le Dramont, de proposer des parcours nettement plus sauvages et originaux. Une possibilité de développer sa technique, son engagement dans des voies moins ou peu équipées.

 

              Déjà, début des années 90, Pascal et Christian constatent que le site attire de plus en plus de grimpeurs et que le type d’équipement mis en place n’est plus adapté à la fréquentation. Ils rééquipent en deux ans la quasi totalité des voies. 

             

              Si le Comité Technique FFME du 83 entreprenait des actions de rééquipements du Dramont, des deux Capelles et du Blavet, c’est que ces sites étaient conventionnés. Rien de tel pour le Roussivau qui est donc passé à l’écart des plans de rénovation de la Fédération.

    

             Ainsi, trente ans plus tard, rien n’a bougé. Le temps est donc passé par là et les schémas de l’escalade ont évolué. Les exigences et les niveaux des grimpeurs également mais aussi le nombre et surtout une pratique toutes générations. Besoins d’activités physiques face au développement des activités citadines. L’expansion de cette activité d’abord en falaises est complété par des murs, des salles équipées (SAE). Une progression qui s’appuie sur l’ouverture d’écoles pour mineurs, de multiplications d’encadrants, Associatifs ou Brevetés d’Etat. Naturellement cela s’accompagne de l’évolution des équipements individuels et collectifs. Un sport désormais Olympique où la sécurité est devenue le maître mot y compris dans les terrains dits « d’aventures » comme un site sportif tel que notre chère Barre.

 

En conséquence, fin 2019, à l’initiative de Pascal P. et Christian R. une campagne de réhabilitation est entamée au Roussivau car il y avait vraiment urgence. Au fil des dimanches, les itinéraires reprennent forme, les vieux goujons sont disqués, les relais sont doublés et chainés. Une dotation en matériel de Mr le Maire de St Raphael Frederic MASQUELIER vient à point. (Dotation en remerciements pour les travaux bénévoles et équipements utilisés pour la remise en état de l’accès de l’oratoire de la Ste Baume).

 

Nous voilà donc à l’heure d’un premier bilan. En remplacement, 120 tiges ont été posées, 5 kits de résine Hilti ont été utilisés et 40 relais chainés ont été installés. Ce lifting ne concerne qu’une quarantaine de voies. Si le but à ce jour est de conserver l’ensemble en terrain d’aventures suivant les normes FFME/FFCAM, il reste encore de nombreuses actions à entreprendre. Il faut encore chainer une vingtaine de relais, rééquiper quelques voies qui sont encore sur spits de 8 mm (!), valorisant ainsi le patrimoine sportif de notre massif.

 

Notre objectif est de rendre ce site sûr et conforme aux attentes des grimpeurs locaux et même de plus loin. Que les encadrants bénévoles, les professionnels puissent venir enseigne, former en toute quiétude. Que les clubs y organisent des sorties plaisantes et enrichissantes, que se développent pour les jeunes outre la pratique, l’approche et la connaissance, donc une meilleure protection du milieu naturel.

 

CONTRAIREMENT a ce que certains esprits jaloux a malveillants, Notre démarche entre parfaitement dans le cadre du Schéma d’Accueil du Public (SAP) que met en place le SIPME pour l’obtention du Label Grand Site de France. La concertation depuis 2016 entre tous les acteurs en particulier l’ONF est LE gage de réussite de cette réhabilitation maitrisée (1).                           

                                         

                            

(1)  On préserve un site, on concentre l’activité dans un endroit gérable, on évite la sur-fréquentation d’autres sites, on préserve l’environnement en évitant la création d’autres sites « sauvages » en réponse à des interdictions .