Lettre d'information n°9                                                                          Suite et conséquences de la 1ére commission                                                                     thématique Activités de Nature

 Ce bilan s’est traduit par l’adoption d’un courrier immédiat, au Président, Vice-Présidents du SIPME et 
au Président de la CAVEM, avec demande de rendez-vous. Le but étant de les sensibiliser sur le ressenti négatif
les incohérences perçues, avant qu’ils valident le 25/05, lors du COPIL OGS, le réseau d’itinéraires
et le Schéma d’Accueil du Public (SAP).

Cumul d’incompréhensions, ajouté à la demande de Madame Fanny ROUX de ne pas diffuser la présentation et les cartes, nécessitait bien l’envoi (le 12/05) d’un courrier général de - précautions - aux Elus. Compte tenu de l’absence de délais, soumettre ce texte à trop de personnes – sans documents - organiser les rendez-vous, en plein confinement – était ingérable. Les entretiens qui ont été obtenus peuvent être qualifiés de positifs.

               Le 14/06, Monsieur Frederic MASQUELIER, Maire de Saint Raphael, Président de Esterel Côte d’Azur Agglomération (ECAA) est élu à la présidence du SIPME.

Une élection attendue et souhaitée après « un vide (apparent !) de presque deux ans ».

 

Le 29/06, pour compléter les démarches du mois de Mai,  le Président MBF (Mr CHEMINAL France) (VTT) lui adresse un courrier recommandé, en lui faisant part : « … de la déception, et pire encore l’impression que les bénévoles ont été trompés, qu’on s’est servi de leur disponibilité, de leur expertise du terrain, de leur discipline, de leur intelligence collective. Il n’est donc pas envisageable que nous cautionnons de quelque manière que ce soit ce schéma d’accueil du public. ......

Aussi, nous voyons en votre élection un nouvel espoir, celui de remettre les choses à plat, de se remettre autour de la table, d’établir de nouvelles relations partenariales basées sur l’écoute, la confiance, l’envie commune d’aller dans le même sens au service des habitants de notre magnifique territoire et de le structurer de manière raisonnée pour tous ceux qui envisageraient de venir le découvrir ; L’espoir aussi de voir émerger une vraie conscience politique pour le développement et la préservation de l’Estérel…….

 

 le 27/07, Messieurs GRASSO (MBF) et CHABERT (Collectif EPT) reçoivent sous la signature du nouveau Président du SIPME une copie de son courrier et de ses réponses à la lettre recommandée de Mr CHEMINAL.

Le 29/07 est diffusé aux participants le Compte rendu de la réunion du 22/04 avec en Italique des précisions Post Commission.

Ces deux documents contiennent des réponses à bien des interrogations mais aussi et c'est à souligner des prises en compte   : * des courriers expédiés  en 08/2020 (et restés sans réponses), * des courriers expédiés AVANT le 22/04  * De nos démarches vers les élus en Mai et Juin.  

 

Pour l’efficacité, les initiales seront utilisées :

FM pour le Président, FR et JPJ pour rédacteurs SIPME, NB Nello BROGLIO, ONF pour gestionnaire, EPT/U pour le Collectif, les Usagers, MBF pour Mountain Bikers Foundation

 

PREAMBULE : Si l’on peut comprendre la complexité, la multiplicité des travaux en charge du SIPME, les délais nécessaires, aggravés par la crise COVID, bien des choses n’ont pas fait l’objet d’un minimum de communication.

                           Un défaut de communication qui entraîne bien des incompréhensions ! C’est presque par hasard que l’on apprend dans des précisions post commission du CR de la réunion du 22/04 - soit 3 mois plus tard et sans la moindre excuse par – FR/JPJ : « Suite à la validation par le COPIL du SAP (25/05 ») – que le cabinet ALTEA – problème de code dans le logiciel – a recalculé le kilométrage en particulier VTT*** et les « répartitions sont finalement les suivantes…  450km VTT (et non 270km comme indiqué le 22/04 en commission) ».

U : Les élus ont de ce fait validé (?) un chiffre faux et les usagers VTT, mal informés, ne pouvaient que réagir en contre !

 

*** SIPME : « Il faut noter toutefois que ces chiffres correspondent au linéaire total retenu par les gestionnaires pouvant servir à l’élaboration de parcours (vtt ou randonnée pédestre) de différents niveaux (physiques et techniques) qui restent à élaborer. Ces parcours seront essentiellement créés pour les personnes ne connaissant pas le massif, afin de leur permettre de le découvrir, en toute sécurité tout en canalisant mieux les flux ».

 

LA CARTE, LES INFORMATIONS, LES REGLES exposées le 22/04 (en gras pour le SIPME)

 

PEDESTRE :

Un maillage de 514km de pistes et de sentiers  seront balisés, remis en état et entretenus

·       RBI et parc CD 06 :  circulation sur des itinéraires balisés et entretenus.

·       RBI et parc CD 06 : possibilités sur sentiers NON balisés, mais stratégie « Guidage /dissuasion/mise en défens/hors-piste interdit »

·       RBI et OGS :  Espaces /sites spécifiques fragiles signalés : Déplacements uniquement sur les parcours balisés. Hors-piste Interdit et sanctionné

·       OGS Autres Espaces :  Usage des itinéraires balisés et entretenus AVEC incitation à suivre ces itinéraires

·       OGS Autres espaces : Accès possible aux pistes, sentiers NON balisés, NON entretenus, cet usage s’effectuant aux risques et périls du pratiquant. 

 

Commentaires

Ø  Des sentiers seront interdits, les Suvières sanctuarisées, en raison de la « présence d’enjeux écologiques importants. A noter que (tout à fait à coté et bien dans le périmètre de la RBI) se trouve une piste régulièrement utilisée par des 4x4 pour l’entretien d’une antenne au sommet du Marsaou.

Ø  Les interdictions seront indiquées sur site et dans une logique de guidage seront privilégiées les mises en défens.

Ø  Le principe d’ajustements futurs n’apparaît plus dans le texte en particulier en zone RBI, or certains sentiers, des points de vue présentant un intérêt certain, ne présentant pas d’enjeux environnementaux que nous avons proposés, ne sont pas retenus. 

Ø  Constat :  le Parc Départemental de l’Estérel, son gestionnaire, - Département des Alpes Maritimes – « n’a pas souhaité que des itinéraires pédestres (ou VTT) soit ajoutés au réseau existant balisé « 

Ø  A l’identique des sites de la Vallée des Merveilles (agrément, conditions, nombre, périodes etc.) la demande faite par les professionnels d’avoir la possibilité de pouvoir accéder avec des clients, à des sentiers/zones interdites pour des présentations naturalistes, géologiques n’a pas eu de réponse. Cette impossibilité doit en conséquence s’appliquer à toutes personnes en situation de clientèle.

Ø  Si « Vouloir canaliser la fréquentation » parait légitime, mais alors pourquoi concentrer trois itinéraires alors qu’une variante très esthétique existe ? pas de réponses.  

Ø  Question des Usagers : Les itinéraires, les sites NON balisés peuvent-ils être entretenus à minima par l’Usage ? : Réponse NON.

Ø  Question des Usagers : Ils sont en conséquence (volontairement ?) condamnés à disparaître d’une manière « naturelle » (végétation, érosion).

Ø   JPJ : « oui à terme... disparition de sentiers même historiques ».

Ø  Chantiers bénévoles : La suggestion de conventions pour un entretien ponctuel, après un événement naturel par des clubs, des professionnels locaux a été renouvelée.

Ø  L’entretien par l’usage, en dehors des sentiers pédestres balisés, en forêt Domaniale, c’est un refus ONF clair.

Ø  FR : réponse le 22/04 « Les chantiers bénévoles s’axeront pour le réseau balisé…des conventions seront possibles avec des associations pour des actions rapides (sur les balisés) après un évènement climatique ».

Mais, dans les précisions post commissions, une ouverture sur cette question : … « les sentiers chemins NON sélectionnés pourront être entretenus SOUS réserve d’avoir obtenu l’accord formel du propriétaire, du gestionnaire (ONF en forêt publique) ET du gestionnaire du Grand Site ».

 

**** A noter : Que des chantiers bénévoles – création & réhabilitation de pistes/sentiers - sont régulièrement et officiellement organisés sur la forêt communale de Bagnols en Forêt, sous la coordination de Mr FLEURY - vice-président du SIPME

 

VTT, VTTAE : (mêmes règles pour les deux moyens)

Règles sur les 470km de linéaire qui sont retenus pour réaliser des parcours.

·       En RBI et parc CD 06 : uniquement sur des itinéraires balisés VTT/VTTAE et entretenus. Le reste MEME SI c’est un pédestre balisé entretenu EST INTERDIT

·       OGS Toutes zones : Espaces fragiles/portions de chemins/chemins spécifiques y compris Hors-piste sont NTERDITS

·       OGS Autres Espaces :  Pas d’interdictions pour emprunter des itinéraires NON balisés mais application d’une politique guidage /dissuasion/ incitation à suivre itinéraires balisés/ hors-piste interdit. Mises en défens possibles

 

Commentaires

De longs débats, des réponses, des écrits car c’est un sujet complexe pour une activité en plein développement.

Ø  :  Les propositions en réunions de travail étaient de répondre aux demandes des pratiquants réguliers, sportifs locaux comme touristes sportifs. Cette méthode n’a pas été retenue, au détriment d’une sélection de pistes-sentiers avec lesquels, dans un deuxième temps, des itinéraires seront élaborés.

Ø  FR : « Pas de différence dans le traitement de ces deux pratiques (VTT et VAE). Le réseau sélectionné passant sur piste étant assez important, il pourra permettre de prendre en compte ces besoins ».

Ø  U : Mais à la lecture de la carte VTT, il n’a pas été retenu nos propositions pour des parcours techniques/sportifs ?

Ø  FR : il faut que « l’offre d’itinéraires soit en cohérence autant que possible avec le public accueilli ».

Ø  FM et Mr WISPELAER Sous-préfet : « …ce qui explique que certaines portions d’itinéraires puissent être multi pratiques alors que d’autres sont mono-pratiques. Ce point n’est pas négociable dans la mesure où les pouvoirs publics engagent leur responsabilité en matière de sécurité. Le SIPME ne va pas s’exposer plus que de mesure en balisant des itinéraires très techniques possiblement accidentogènes ».

Le Juriste MBF : Ce positionnement est surprenant car : « Il n’existe ni jugement, ni jurisprudence dans le domaine engageant la responsabilité d’un gestionnaire, d’un propriétaire lors d’un accident impliquant un ou plusieurs pratiquants. Le juge recherche avant tout qui est l’auteur de la faute, et en l’occurrence si les informations concernant les parcours sont correctes, c’est toujours le pratiquant qui est jugé responsable. Seuls des aménagements NON naturels à l’origine d’accidents, ont fait l’objet de condamnation du gestionnaire et ou du propriétaire ».

Ø  Une demande de création de parcours techniques (non balisés) pour les écoles de VTT et pratiquants sportifs locaux a fait l’objet de questions réponses lors de la commission du 22/04. Une réflexion sur ce besoin avait été entamée, suite aux demandes de l’AMSLF Fréjus et Estérel Club Cycliste Adréchois (ce dernier, bien que demandeur n’a jamais été associé à la discussion). Des rencontres ont été organisées pour se faire et, en tenant compte des différents enjeux et pratiques (zones de chasse, enjeux naturalistes, passages réservés aux piétons), c’est la zone de l’Auriasque Avellan/Malpasset qui a été étudiée. Un autre secteur intéressant se situe sur Bagnols en Forêt mais « blocage par un propriétaire foncier ».

Ø  Parc Départemental 06 : « Pas de changements ni d’ajouts ».

Ø  EN RBI : Les pistes retenues sont d’un intérêt très moyen : U : « La proposition de canaliser (avec aménagements spécifiques si besoin) l’ensemble des pratiques sur des pistes communes afin d’éviter l’éparpillement dans cette zone » n’a pas été entendue. Cela va à l’encontre, nous semble-t-il, de l’idée de préservation de l’environnement tel que voulu dans cet espace ». MBF, dans son courrier envoyé en Aout 2020 avait au contraire préconisé et mis en avant que la création de sentiers partagés éviterait au contraire de multiplier le linéaire impacté dans cette zone à fort enjeux écologiques.

Ø  HORS RBI en Forêt Domaniale :  FR/JPJ : « les itinéraires balisés seront constitués par des pistes et sentiers tels que définis par la convention nationale ONF-FFC ». 

Le Juriste MBF : Cette convention signée par l’ONF et la FFC : a été à l’origine établie pour créer des itinéraires balisés sur le plan NATIONAL, en aucun cas pour réglementer la circulation des VTT/VTTAE. Les parcours sont donc indicatifs. Le droit de circulation des personnes, à pied, à vtt, avec engins à moteurs … relèvent de plusieurs législations-codes, en aucun cas d’une convention.

Pour conclure :

Ø  JPJ : La limitation des possibilités de réaliser ses "propres parcours" sur des zones sans forts enjeux et de ne créer que « des boucles à touristes » est justifiée par les besoins de « limiter les difficultés de cohabitation d'usages et d'érosion ».

Ø  Pour nous, Il semble que vouloir mettre en œuvre une politique guidage /dissuasion/ incitation pour toutes les pratiques, en conséquence « concentrer, regrouper » va au contraire augmenter les difficultés de cohabitation et aggraver de fait l’impact sur les seuls sentiers balisés. Le linéaire retenu pour le réseau SAP peut paraître satisfaisant pour les pratiques majoritaires de touristes. La volonté d’interdire certaines portions de pistes sentiers présentant des risques de conflits/dangers (avec d’autres pratiques) ou d’érosion peut également paraitre cohérente. Mais, La non réalisation des itinéraires et la non justification des interdits en l’absence d’éléments scientifiquement ou juridiquement avérés ,ne permet pas en l’état, aux représentants des pratiquants de s’assurer que les vététistes pourront pleinement, dans le respect de tous et de l’environnement, continuer à profiter de ce massif.

 

ESCALADE :

La pratique s’effectuera dans les conditions et sur les sites suivants

·       OGS et RBI :  Sont autorisés quasiment tous les sites actuels EQUIPES (les anciens dits conventionnés). Ajout du site du Roussivau mais avec une interdiction « naturaliste » du 1/02 au 15/08.

·       OGS et RBI : En raison de la résiliation des conventions FFME au 31/12/2021, un contrat d’entretien est en cours d’études entre SIPME et FFME (via une représentation locale).

·       OGS et RBI : DEUX sites d'AVENTURES (sites non équipés et techniques) seront autorisés, dont le Saint Barthelemy mais avec une interdiction « naturaliste » du 1/02 au 15/08.

·       Tous les autres sites : seront INTERDITS en particulier le Perthus et le reste du Cap Roux.

 

Commentaires :

Une activité ancienne dans le Massif, les sites et leurs intérêts ont été bien décrits au SIPME par le groupe de travail coordonné par le Collectif.

Ø  Les sites « équipés » (Dramont, Blavet, Puget) n’ont pas posé de difficultés majeures pour réaliser  un accord  sur ceux à conserver. « A noter que la Grotte du Mureon, bien que site préhistorique majeur et possible refuge de chauve-souris, a néanmoins été conservé à la pratique ».

Ø  Mais, pour les sites non équipés et qualifiés de « terrains d’aventures » (Perthus, Roussivau, Cap Roux et proches), force est d’enregistrer l’échec, le déni de la concertation avec ces deux constats :

- Le poids des représentants locaux de l’ONF (Messages adressés au SIPME qui « ordonnent » les décisions).

- La mise en place : … d’un accord final (le 19/05) satisfaisant l’ensemble des parties a été trouvé avant le COPIL OGS de Mai 2021 entre la FFME responsable du dossier escalade ???  ET les gestionnaires d’espaces naturels de l’Estérel …

FAUX : cet « accord » - dont nous n’avons toujours pas les termes exacts à ce jour - a été conclu sans la représentation des usagers et des représentants des professionnels locaux

 

Ø  En effet, pour que cela soit satisfaisant, il aurait fallu réunir deux conditions :

ð  Que TOUS les représentants de l’Escalade participent à cet accord le 19/05 – ce qui avait bien été enregistré lors du groupe de travail escalade le 3/11/2020, puis dans les courriers et le CR, que la partie Cap Roux devait faire l’objet d’une nouvelle réunion).

ð  Que pour valider cet accord, il devait être ratifié à la majorité des membres représentants les Usagers de cette discipline et non – comme cela s’est fait - entre le SIPME, l’ONF locale, et un pseudo « responsable du dossier escalade ».

       En conséquence cet accord a été dénoncé (LR le 4/08/2021) par des représentants associatifs (FFME/FFCAM) élus à des responsabilités départementales, régionales et surtout par les syndicats, bureaux de professionnels dont le Cap Roux est pour eux, un lieu de travail depuis de nombreuses années (Enseignements et pratiques de l’Escalade sans installations fixes - conditions montagne).

 

PLUS GENERALEMENT : Quelle que soit l’activité, la réunion, le travail soumis ou demandé, il n’a jamais été désigné, nommé, élu « un responsable ». De même le SIPME n’a nullement exprimé un tel désir, besoin.

 

A Noter : qu’il est indiqué par FM/JPJ : « …. Que les représentants de l’escalade n’ont pas reçu le rapport Biodiv…puisque d’une part il n’a jamais été demandé et d’autre part ce rapport concerne uniquement (VTT et Pédestres) ».

Faux : Ce rapport a bien été demandé le 27/04 par mail à Mme Fanny ROUX et si l’escalade n’est pas concernée sur quoi se sont basées les interdictions à enjeux naturalistes ?

A Noter que sur les enjeux naturalistes :  L’équipement à outrance de falaises, avec une méthode et des moyens type « chantiers » est contraire à toutes les notions d’écologie. De plus il entraine une augmentation de la fréquentation d’un site et même sa surfréquentation.

                 Il ne faut pas non plus sous-estimer que la pratique actuelle des grimpeurs génère une demande très soutenue de Structures Artificielles d’Escalade (Rapport sur les SAE cf./Education Nationale) en agglomération ainsi que le retour à des pratiques « naturelles » en particulier sur « blocs ».

 

EQUESTRE :

Nécessité de « voies » suffisamment larges compte tenu de la spécificité et son rapport avec les autres usages

·       RBI : Réglementation particulière avec un réseau limité.

·       Zone OGS : Uniquement les itinéraires balisés d’un réseau s‘appuyant essentiellement sur le réseau PIDAF et VTT

·       Hors-piste interdit toutes zones

 

Commentaires :

Pilotées par un professionnel, les discussions se sont appuyées sur un réseau de pistes sélectionnées. Une vérification, une finalisation sur la partie varoise en groupe de travail (dont ONF, certaines communes) a été organisée en 2021, mais « doit encore faire l’objet d’une validation par le CD 06 ».

Néanmoins ce référent équestre du territoire se déclare au final insatisfait sur un certain nombre de décisions du SIPME/ONF.

ð  Certains itinéraires

ð  Points de départs insuffisants ou impropres

ð  Le 3/08 Mr Robert LEYRET a écrit (à FR) : « bien reçu le courrier de MBF, (demande de délais suite à la  réception du CR du 22/04) auquel je m'associe car en pleine saison nous travaillons 7j/7 et un nombre d'heures indécent et le temps manque. D'autant que, si je ne suis pas signataire du courrier (du Collectif le 12/05) de Mr Chabert, je n’en pense pas moins qu'il n'a pas tort sur de nombreux points »

 

LE CONSTAT :

                Développer, gérer, satisfaire le nombre de « touristes » et « d’usagers traditionnels » est plus que nécessaire. Dans une région où le tourisme est un des premiers facteurs d’économie, le retard pris dans le cas de notre Massif est incompréhensible alors que celui-ci est d’une valeur touristique exceptionnelle, bénéficiant de multiples avantages dont déjà un maillage historique impressionnant.

               Vouloir mettre en place une règlementation dans un « Grand Site » est légitime. Comprise elle sera acceptée !  Mais, sous les « alibis » de protection de l’environnement, de résoudre les conflits (lesquels ?), de gérer la surfréquentation, ne va-t-on pas vers une image négative de l’OGS). Comment concilier un Schéma d’Accueil du Public alors que, telles les poupées russes, un cumul de règlementations, d’interdits en fonction des intervenants, des gestionnaires, des zones, des usages est retenu.

               Incompréhensions, sachant que par les réalités du terrain et la végétation dense de maquis, les activités sont déjà bien canalisées, le site globalement plus que respecté.

               L’enquête de fréquentation a parfaitement souligné la satisfaction de liberté éprouvée par les pratiquants et la conscience de la fragilité du lieu.  « Les habitants qui sont reconnus pour être des connaisseurs de possibilités », ont à ce jour, une perception du futur en régression avec leurs pratiques.

              Il faudra bien aussi parler des problèmes de la gestion de ces règles, du surcoût des signalétiques et de leur entretien, sans oublier les frais supplémentaires et la rétribution de « gardiens ». Ainsi l’’un souhaite apparemment absolument mettre en place sa politique (locale RBI) car elle justifiera le nécessaire maintien des agents forestiers qui n’étant plus des « producteurs » deviendraient justement ces gardiens… et le SIPME devra participer à leurs rémunérations, résolvant certains problèmes de cette administration. Problèmes illustrés par la campagne récente de de dons lancé par 'ONF locale, pour réaliser des travaux, dont un élu a déclaré  : ... je ne commenterais pas cette vaste blague  d'une institution en opération survie...

 

LE BILAN :

                    Certes l’OGS est en cours, les travaux et les avancées administratives sont conséquentes mais avec « un horizon 2027 majoré de 5 ans » (c’est à dire 2032 !).

Or la mise en place sur le terrain dont nos deux propositions faites en (2017 -2018) ne sont toujours pas réalisées alors qu’elles avaient été cataloguées comme prioritaires dans l’enquête de fréquentation et fait l’objet de demandes, à plusieurs reprises par les opérateurs de développement touristiques locaux.

ð  La mise en place des panneaux directionnels paraît enfin programmée pour 2022 et nous l’espérons aux aux portes, aux carrefours que nous avons préconisés (commentaires à l’envoi de l’inventaire GPX demandé par le SIPME en 2018). C’est aussi avec satisfaction que nous enregistrons que c’est le repérage par « point nœud » qui est retenu. Cette formule est conforme à nos suggestions (réunions courriers 2016 puis 2018), proche de la signalétique du 06 (simple, efficace et peu onéreuse) d’autant que de plus, ce choix permet l’édition de parcours, par tous auteurs sur tous supports « sans droits IGN ».

ð  Quid de la réparation urgente des principaux points noirs : accès à la plateforme du Mont Vinaigre avec l’ajout d’une table d’orientation, Tour du Cap du Dramont, Tour du Roussivau et autres. Pour certains passages, l’abandon la facture est désormais multipliée par 10.  

 

Le FINANCEMENT :

              Une étude de financement sur 5 ans est en cours pour satisfaire au prévisionnel de 1.600.000€ avancé par le SIPME. Ce budget sera consacré à la réhabilitation des sentiers de randonnées pédestres - cyclistes – équestres, ainsi que pour les aménagements à réaliser pour l'accueil du public (parkings, aires d'accueil et d'information, mise en sécurité...).   Le balisage fera l'objet d'un budget séparé, l'entretien à long terme également.

              

               Par ailleurs, une indemnité compensatrice sera versée par la SPL du Vallon des Pins (extension du site d’enfouissement dans la forêt communale de Bagnols en Forêt – Gestionnaire ONF).  La municipalité a obtenu que l'intégralité de cette indemnité soit réinvestie sur sa commune.

·       Une partie (env. 400M€) dans la réhabilitation des sentiers de randonnées pédestres, réalisations de passerelles dans les gorges du Blavet. (Et la création de sentiers de desserte des voies d'escalade pour canaliser ce public et éviter les sentes "sauvages" »).

·       Une partie (env. 350M€) sur une parcelle de forêt communale pour entretien et régénération.

              Le SIPME n'a rien à voir avec cette affaire : …  Bien qu'évidemment « nos » sentiers de randonnées se rajouteront aux plus de 400km de réseau en charge du SIPME dans le cadre de la labélisation de l'Estérel, Grand Site de France.

 

EN CONCLUSION :

                   

                   Pour ce qui nous concerne, les investissements temps/réunions/personnels, les études multiples financées à ce jour pour la mise en place de l’OGS nous apparaissent disproportionnés avec les buts à atteindre ou plus exactement à ce qu’attendaient les Usagers du Massif.  Les délais ne font qu’aggraver l’état général déjà bien mis à mal par l’absence d’entretien.

 

             Sur un plan politique, Monsieur Frédéric MASQUELIER, Maire de Saint Raphael est déjà Président de la collectivité territoriale Estérel Côte d’Azur Agglomération (ECAA). En remplacement de l’appellation CAVEM, c’est une déclinaison visuelle via un logo et des éléments de langage qui marquent une volonté forte d’utiliser l’originalité de notre environnement (l’Estérel puis la Côte d’Azur). Un nouveau nom qu’il déclare « à même de porter l’ambition des élus pour le territoire et plus proche de sa réalité ... »).

 

Il ne saurait être question de jouer les figurants, rôle qu’apparemment, l’on voudrait désormais nous assigner.

 

 Le regroupement des trois entités – Mairie de St Raphaël – ECAA - SIPME sous la présidence d’un seul homme nous laisse espérer une détermination ferme d’avancer rapidement, d’une manière coordonnée avec les différents organismes, une réponse à notre souhait de nous remettre autour de la table. En effet,

 

C‘est ce qui ressort de la conclusion de son courrier du 22/07/2021 au Président de MBF.

 

FM. « Sachez que la mise en œuvre de ce réseau d’itinéraires d’activités de nature dans les 3 ans à venir constitue pour moi une priorité politique, propre à améliorer l’attractivité de notre beau territoire et la qualité de vie de ses habitants. »

          

              Nous espérons vraiment que cette démarche sera le déclencheur d'un nouveau rapport partenarial, permettant également de rééquilibrer certaines décisions contraires à l’intérêt de tous et surtout de NOTRE ESTEREL

 

Christian CHABERT

Coordinateur du Collectif

 

v  Pour nous mieux connaitre vos attentes, votre ressenti, voici le lien avec une mini enquête.
L’Opération Grand Site votre ressenti, vos attentes https://forms.gle/k6kYQmea5CmaY2so6
         Merci de relayer cette lettre d’information, cette enquête.

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